Je tremble. Mon corps blanchâtre frémi. Il vit, son dernier soubresaut avant la mort. Fouiller dans les souvenirs, mais les échecs sont trop présents, les photos détruites par le temps. Et cette absence qui m'obsède, qui m'obsède tant; ce vide immense qui se fait en moi, cette inexistence qui bouffe mon existence. La vie est courte et elle s'envole, je veux sa fin. Et toi, et moi, toujours on sera là. Mon amour, ton amour. Toujours Et je meurs.Et puis s'arrêter quand les autres courent, courir quand ils s'arrêtent.
Ne pas voir l'âpre réalité. Consumée. L'écraser. S'en foutre et oublier.
Il y a quelques mois pourtant, le c½ur frémissant, je sautais par dessus mon balcon, et les oiseaux hurlaient, la nuit m'emportait... Et puis les balançoires, le rayon de soleil et le pont des amours, le pont des amours... Mais où êtes vous, mais où suis-je donc ? Rien n'est semblable, et tout est comme avant pourtant, j'ai voulu tout balancer, je ne pensais pas, j'agissais, et puis peu m'importais. Et puis à trop vouloir la vie, elle m'a baisé la fourbe. Et ces cafés enfumés dans lesquels je passais mes journées, et je détestais ça. INSATISFACTION PERMANENTE. Je vois le concept, mais alors le reste, tout ce reste...